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dimanche, 23 août 2015

Souvenirs d'Irlande

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I will arise and go now, and go to Innisfree,
And a small cabin build there, of clay and wattles made:
Nine bean-rows will I have there, a hive for the honey-bee;
And live alone in the bee-loud glade.

And I shall have some peace there, for peace comes dropping slow,
Dropping from the veils of the morning to where the cricket sings;
There midnight’s all a glimmer, and noon a purple glow,
And evening full of the linnet’s wings.

I will arise and go now, for always night and day
I hear lake water lapping with low sounds by the shore;
While I stand on the roadway, or on the pavements grey,
I hear it in the deep heart’s core.

The Lake Isle of Innisfree / William Butler Yeats

dimanche, 08 mars 2015

Du tourment et de la grâce d'être parent

Lettre ouverte à mes enfants

A la veille du départ de l’un d’entre vous vers des contrées lointaines, il m’est apparu limpide que le message que  je souhaitais lui adresser à cette occasion se devait d'être partagé entre vous trois tant il a valeur commune.

L’autre raison est qu’on ne dit jamais assez aux gens qu’on les aime. A mon grand désespoir, je ne déroge pas à la règle. Aujourd’hui (journée de la femme !),  je veux me rattraper.

Pour commencer, je pourrais vous dire  la difficulté que j’ai simplement eue il y a … quelques… dizaines… (hum ?) d’années à accéder à l’idée d’être maman. De nature plutôt solitaire,  je n’étais à 20 ans encore pas suffisamment réconciliée  avec la vie  pour la considérer comme un cadeau.

Si j'en connaissais les rouages intimes, je pourrais également vous parler de cette conjonction d’évènements qui ont imperceptiblement modifié mon opinion et qui m'ont gentiment conduite du "non, jamais" au "oui, peut-être". C’est un cheminement assez subtil qui vous amène à voir la vie non comme un état de fait dont on profite, pire : que l’on subit, mais comme quelque chose qui mérite d'être mis à l’honneur et partagé. Trouvant bien sûr son aboutissement dans la rencontre avec celui qui se révèle digne à nos yeux de devenir père autant que compagnon de vie. 

Et l’enfant vient au monde…  Dès l'instant où l'on tient ce petit bout de machin au creux des mains, on soupçonne que plus rien ne sera comme avant. Et on est alors bien loin du compte...  De fait, on se retrouve là avec une lourde responsabilité, celle de toute une vie, celle du devenir d'un être qui à ce moment précis nous paraît bien vulnérable.

Pour autant, on ne devient pas parent dès lors qu'on l'a décidé. Ni même quand l'enfant parait. C'est un peu comme le permis de conduire : c'est quand on l'a obtenu qu'on peut prétendre apprendre... dans le meilleur des cas.

Dans ce domaine bien plus qu'ailleurs, on navigue à vue. Et s'il existe des phares pour s'orienter, on ne peut jamais être certain que c’est le bon. Il est toujours possible de tomber sur un écueil. Il faut savoir louvoyer parfois, réduire la voilure souvent, l'esquif est fragile, la mer mouvementée par moments, l'équipage inégalement soudé. L'important est d'arriver sains et saufs au port, même si c'est rarement celui qu'on avait pu imaginer au départ.

Elever un enfant, des enfants,  n’a rien d’une science exacte, et c'est heureux. Rien n’est facile, ni linéaire. En tant que parent, on n'est jamais sûr de "bien" faire, on doute beaucoup, on s'enrichit de ses erreurs, mais fort heureusement, rien n’est inscrit dans le marbre. Chacun de vous se souvient certainement encore  de périodes ou d'épisodes tumultueux le concernant.  Parfois on trébuche et on tombe. Ensemble. Toujours on se relève. Ensemble. C’est le principe d’une famille.

Etre parent nous ramène  à notre condition d'enfant. Plus on avance dans le processus d'éducation, et plus on se rend compte qu'on est tout autant parent de ses enfants qu'enfant de ses parents. C'est aussi quand on accède soi-même à ce statut qu'on évalue à sa juste mesure la chance d'avoir  grandi dans un environnement aimant et bienveillant. Et on a de cesse de restituer les valeurs qui nous ont été transmises.

En devenant maman, j'ai notamment compris que c'était le rôle des parents de s'inquiéter.  Cette inquiétude ne nous appartient pas en tant qu'enfant. Il ne s'agit pas d'un manque de confiance mais d'un trop plein d'amour inconditionnel. J'ai aussi compris un peu tard et je le regrette que le moins que l'on puisse faire dans ce cas c'est de rassurer nos parents en prodiguant régulièrement des gestes de bienveillance ou des signes de vie. C'est le prix à payer quand on est aimé  -croyez-moi : beaucoup aimeraient avoir ce type de dette- et c'est un juste retour des choses.

Mais rien de ces difficultés ne me feront oublier qu'être parent offre envers et contre tout l'occasion d'accéder à des instants d’exception incomparables, de passer de la joie aux larmes, de s'ouvrir à une expérience hors du commun et de donner du sens à notre présence sur terre. Parce que vous le "valez bien", j'ai adoré agrémenter votre quotidien d'enfant de folie et de tendresse, et je crois, d’un bon sens de l’humour. J’aime avoir une relation privilégiée avec chacun d’entre vous en fonction de votre personnalité et de vos préoccupations du moment. Et j’espère que cela perdurera.

A l'heure où vous entrez à tour de rôle dans l'âge adulte et que vous devenez de très grands machins qui commencent à bouger pas mal, malgré une furieuse envie d’embarquer dans vos valises, nous avons avec votre père un nouveau challenge à relever : celui-ci consiste à ne pas s’inquiéter outre mesure, à savoir prendre la distance nécessaire (pour ne pas dire : réglementaire) et à assurer une présence opportuniste (être là quand il faut) après avoir bâti toute une vie autour des enfants.   Car il est vrai qu’eux non plus ne nous appartiennent pas.

C’est le lot de la plupart des parents. Transition qui prendra sans doute du temps mais qui ne me semble pas impossible. Nous nous y exerçons en tout cas depuis déjà plusieurs moisJ.

Mais parlons de vous à présent :

J'ai déjà eu l'occasion de vous le dire : personnellement, cela m'importe peu que vous fassiez tel ou tel métier, ce qui me semble le plus important est que vous soyez heureux dans ce que vous faites et dans votre vie. Et aussi, cerise sur le gâteau, que vous ayez un peu de cet humour qui permet de se sortir de beaucoup de situations.

Soyez en tout cas convaincus de la force qui est en vous. Vous êtes issus d'une lignée particulièrement douée pour l'amour, pour le don de soi et pour le bonheur. Cette façon d'aborder la vie de manière positive et avec générosité est un héritage précieux ; sachez en tirer parti et le faire fructifier. Soyez vous-même, simple, sachez faire marche arrière, essayez de ne pas traîner derrière vous des casseroles de regrets, sachez être passionné et vous laisser émerveiller. Et pensez également à veiller mutuellement sur vous, ça sert aussi à ça une famille.

Après cela, vous ne serez pas étonnés que je conclue cette diatribe en vous rappelant que je vous aime* (ça, c’était le « deal » du début) et que je suis terriblement fière de vous, de ce que vous avez été jusqu’à présent et des adultes que je vous vois devenir. Je vous trouve tous trois les dignes représentants de la lignée que j’ai évoquée précédemment.

Bonne route à vous trois sur le chemin de la vie

(*) Il m'a été demandé un jour si  j'étais capable d'aimer mes enfants de la même façon. La réponse est clairement "non" : j'aime certes mes enfants tout autant (notion de quantité), mais pas de la même manière car ils sont, vous êtes tous trois différents et c'est ce qui fait votre richesse ainsi que celle d'une famille en règle générale. Chaque jour (ou presque J), j'ai une pensée ou une attention pour vous en fonction de votre personnalité, de votre savoir être ou des souvenirs d'instants d'exception partagés avec chacun d’entre vous ou avec vous 3 réunis. 

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10:32 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1)

dimanche, 25 janvier 2015

Pas difficile

Je redécouvre l'oeuvre d'Anne Sylvestre. Cette chanson par exemple. Pas difficile en effet...

mercredi, 07 janvier 2015

Nous n'avons pas peur, nous restons unis

Signez la pétition sur AVAAZ.org : https://secure.avaaz.org/fr/avec_charlie_3/?cmzsWbb

Sur les réseaux sociaux, les internautes affichent le message "Je suis Charlie" en soutien aux victimes de l'attentat contre "Charlie Hebdo" (capture d'écran).

dimanche, 04 janvier 2015

J'aime les gens qui doutent

22:25 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 01 janvier 2015

Meilleurs voeux pour l'année 2015 !

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dimanche, 07 décembre 2014

Cour d'assises : quand un avocat et un juré délibèrent

Pierre-Marie Abadie, souvent présent dans ces colonnes en tant que commentateur, mais également en tant qu'ami épistolaire, vient de publier aux éditions Dalloz  "Cour d'assises : quand un avocat et un juré délibèrent" co-écrit avec Marie Dosé, avocate au barreau de Paris.

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En voici un résumé (extrait de la 4ème de couverture) :

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Même si je ne l'ai pas encore lu, je ne peux que vous recommander vivement l'achat de ce livre qui complète le premier écrit sur le même sujet : "Juré d'assises : témoignage d'une expérience citoyenne et humaine" aux éditions Harmattan que j'avais lu d'une traite et dont j'avais parlé dans une précédente note.

Comme l'indique P-M Abadie sur son blog : "Ce second livre a (...) une thématique semblable au premier mais il est écrit avec un prisme volontairement moins pédagogique et plus provocateur que le premier."

A n'en pas douter : nous en entendrons parler dans les médias prochainement...

10:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 22 novembre 2014

La mort du Père Noël

un court métrage de Laurent Firode

18:32 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1)